Ce billet est une traduction par les contributeurs de MozFr de la FAQ publiée sur le blog officiel de Mozilla : FAQ on CEO Resignation

Mozilla en a depuis publié une nouvelle version entièrement réécrite que nous avons aussi traduite.

Ces derniers jours, nous avons reçu beaucoup de questions et vu de nombreuses histoires dans la presse à propos des évènements entourant la démission de Brendan Eich de son poste de DG[1]. Nombre d’histoires racontées dans les médias contiennent des faits erronés, nous avons donc compilé cette Foire Aux Questions pour que chacun puisse connaître les faits.

Voici l’annonce de la démission de Brendan Eich de son poste de DG.

Q : Est-ce que Brendan Eich a été renvoyé ?

Réponse : Non, Brendan Eich a démissionné. Lui-même a déclaré :

J’ai décidé de démissionner de mon poste de DG à partir du 3 avril, et de quitter Mozilla. Notre mission compte plus que n’importe lequel d’entre nous, et dans les circonstances actuelles, je ne pourrais pas être un dirigeant efficace. Je vais prendre du temps avant de décider de ce que je ferai ensuite.

Brendan a pubilé un billet sur son blog sur sa démission.

Q : Est-ce que le Conseil d’administration a demandé à Brendan Eich de démissionner ?

Réponse : Non. En fait, les membres du Conseil d’administration ainsi que le comité de direction de Mozilla ont essayé de convaincre Brendan de rester chez Mozilla à un autre poste ou de rester activement impliqué dans Mozilla comme contributeur bénévole.

Brendan a décidé qu’il était préférable pour lui et pour Mozilla de couper tous les ponts, du moins pour l’instant.

Q : Est-ce que Brendan Eich a été mis dehors sous la pression des employés de Mozilla ?

Réponse : Non. Bien que des messages sur Twitter appelant à la démission de Brendan aient été largement repris dans les médias, ils n’émanaient que d’un petit nombre de personnes : moins de 10 sur les 1 000 employés de Mozilla.

Aucun d’entre eux n’était directement ou indirectement sous le contrôle hiérarchique de Brendan ni ne connaissait Brendan personnellement. Aucun d’entre eux n’avait de rapport de subordination direct ou indirect avec Brendan.

Au contraire, de nombreux employés se sont exprimés pour soutenir la nomination de Brendan, y compris des employés qui avaient été déçus par le soutien de Brendan à la Proposition 8, mais estimaient cependant qu’il serait un bon dirigeant pour Mozilla. Les messages de soutien de ces employés n’ont pas été relayés par les médias.

Q : Est-ce que des membres du Conseil d’administration ont démissionné à cause du don de Brendan en soutien à la Proposition 8

Réponse : Non. Gary Kovacs et Ellen Siminoff avaient depuis longtemps annoncé leur intention de quitter le conseil d’administration une fois le nouveau DG choisi. John Lilly a démissionné pour des raisons qui ne sont pas liées à la proposition 8 ou aux convictions personnelles de Brendan.

Q : Est-ce que Mozilla devient une organisation militante sur des sujets de société ?

Réponse : Non. Mozilla ne se consacre qu’à une seule cause : garder le Web libre et ouvert.

Nos buts en tant qu’organisation sont soulignés dans le Manifeste Mozilla. Nous sommes des militants pour un Web libre et ouvert. Tout au long de son histoire, Mozilla a rassemblé des gens d’une vaste diversité d’opinions politiques et religieuses pour travailler ensemble à ce projet.

Q : Est-ce que Mozilla est favorable au mariage gay ?

Réponse : Comme la plupart de leurs pairs dans l’industrie technologique aux États-Unis, Mozilla Corporation et Mozilla Foundation :

  • accordent depuis plusieurs années les mêmes avantages et protection sociale aux couples de même sexe qu’aux couples traditionnels ;
  • se sont récemment exprimés sur la question du mariage pour tous.

Le projet Mozilla – qui chapeaute l’ensemble de la communauté Mozilla mondiale – ne prend pas de position sur des sujets en dehors du périmètre défini par le Manifeste Mozilla.

Note

[1] Le terme américain est CEO, la traduction française la plus proche est directeur général mais c’est une approximation puisque l’organisation du monde du travail et donc des organisations aux États-Unis est très différente des structures des pays francophones.