Article original : Why the web will be the global gaming platform

Traduction : Clochix pour Mozfr

Un débat récurrent qui va, espérons-le, être enterré à la prochaine Game Developers Conference est la question de savoir si HTML5 est une plateforme adéquate pour les jeux.

La réponse est un « oui » retentissant ! Que ce soit sur les ordinateurs ou les terminaux mobiles, HTML5 a fait beaucoup de progrès et est aujourd’hui capable de répondre aux besoins des jeux les plus exigeants.

Les joueurs sont un public notoirement exigeant, et c’est compréhensible. Vous n’avez pas envie d’avoir des ralentissements ou un affichage saccadé dans le jeu lorsque vous êtes confrontés à un mélange de tempêtes, de courses à gagner, de ballons à faire exploser et de cordes à couper.

Firefox travaille durement pour rendre le navigateur plus rapide et capable d’afficher des graphismes intenses, tant sur les PC de bureau que les téléphones. Est-ce que nous y sommes parvenus ?

Je dirais que oui. Par exemple, nous avons fais des tests de performance avec notre nouveau moteur Javascript, OdinMonkey, qui va arriver bientôt dans Firefox, et nous avons constaté une amélioration des performances par rapport à ce qui se fait ailleurs de 1000% (oui, vous avez bien lu trois zéros).

Vous voulez voir ce qu’un tel coup de fouet permet de faire ? Jetez un œil au futur des jeux 3D sur le web en regardant notre démo de BananaBread (ce nom ridicule n’est pas mon idée), un incroyable jeu de tir subjectif en 3D qui s’exécute avec rien d’autre que des technologies Web.

Mais peu importe la technologie, parlons un peu de l’expérience de jeu. Comme Rich Hilleman d’Electronic Arts le signale dans la vidéo ci-dessous, les jeux ont beaucoup à voir avec la magie, et repoussent les limites de l’imagination. Une des particularités du Web est qu’il permet d’offrir une expérience unique, continue, qui vous suit où que vous alliez.

Dans un monde de terminaux et de plate-formes multiples, les consommateurs n’accepteront plus de ne pouvoir utiliser leur jeu que dans un seul environnement. Ils voudront accéder à leurs jeux à tout moment de la journée, sur le terminal qu’ils ont en main, en retrouvant leur état. Le caractère ubiquitaire du Web le permet.

En plus, en élargissant le périmètre des jeux à plusieurs terminaux et plusieurs formats, le Web ouvre le monde du jeu aux utilisateurs occasionnels, qui sont de nouveaux consommateurs intéressants pour l’industrie du jeu.

De quelles autres manières est-ce que le Web peut aider l’industrie du jeu ?

  • en lui donnant accès à un public bien plus vaste : ce n’est pas pour rien qu’on parle de la Toile Mondiale ;
  • en terme de marketing et de découvrabilité : les développeurs ne sont pas limités à un magasin d’application pour promouvoir leur jeu. Pour atteindre de nouveaux consommateurs, les développeurs peuvent tirer partie de l’étendue du Web, et de ses fonctionnalités inhérentes de partage et de création de liens ;
  • le paiement : ça fait des années que les gens réalisent des paiements sur le Web. Avec le Web, les développeurs disposent de flexibilité pour faire payer ce qu’ils veulent, et d’utiliser le système de paiement qu’ils veulent ;
  • les mises à jours simples : le jeu est sur vos serveurs. Les développeurs peuvent le mettre à jour quand ils le veulent sans se soucier des mécanismes d’approbation des boutiques ;
  • la collecte de statistiques simple : encore une fois, le jeu est hébergé sur votre serveur, donc vous ne dépendez pas des statistiques d’une boutique, vous pouvez analyser tout ce que vous voulez en temps réel ;
  • la relation aux consommateurs : distribuer un jeu sur le Web donne au développeur la maitrise de la relation avec le consommateur. Il ne dépend pas d’une boutique ou de tiers pour gérer les paiements ou les mises à jour. Vous interagissez avec votre client, il n’y a personne entre lui et vous.

Mais en définitive, comme le dit Chris Ye de Uken Games (vidéo ci-dessous), le jeu est là pour rendre heureux. Si un développeur obtient les performances qu’il veut sur le Web (et nous pensons qu’il les obtiendra), alors HTML5 lui permet de répandre la joie sur plusieurs plates-formes sans la difficulté de devoir maintenir et mettre à jour plusieurs bases de code pour les différents terminaux.

Le Web a encore du travail pour révéler tout son potentiel comme la plateforme de jeu ultime, mais c’est en bonne voie. Et à mesure qu’elle réalise les bénéfices que le Web peut lui apporter, l’industrie du jeu participe à la création d’un nouvel écosystème en suivant de près les améliorations des performances du Web pour les jeux. C’est une tendance que nous allons voir lors de cette GDC et dans tout le marché du jeu.